Bien choisir son bois de chauffage pour préserver son conduit
Chêne, hêtre, résineux, humidité : le bois que vous brûlez a un impact direct sur l'encrassement de votre cheminée et la fréquence de vos ramonages.
Les essences à privilégier : les feuillus durs
Chêne, hêtre, charme, frêne, érable : ces feuillus durs offrent un excellent pouvoir calorifique, une combustion lente et régulière, et une production de suie limitée. Ce sont les bois de référence pour le chauffage au bois.
Les essences à éviter (ou à utiliser avec modération)
Résineux (pin, sapin, épicéa) : très encrassants, riches en résine, ils provoquent un dépôt de bistre rapide et augmentent significativement le risque de feu de cheminée. À réserver à un usage occasionnel, jamais comme bois principal.
Peuplier, saule, châtaignier : pouvoir calorifique faible, éclats fréquents. À éviter pour un usage domestique.
L'humidité : le vrai ennemi
Un bois à 30 % d'humidité produit deux fois plus de suie qu'un bois à 15 %. Le bois doit sécher deux ans minimum, à l'abri de la pluie mais bien aéré. Un bois humide est la première cause d'encrassement rapide et de bistre.
Repères simples : un bois sec sonne clair quand on le frappe, l'écorce se détache facilement, les extrémités présentent des fentes.
À retenir
- Privilégier chêne, hêtre, charme, frêne
- Bois sec (< 20 % d'humidité), séché 2 ans
- Éviter les résineux comme bois principal
- Bois humide = 2× plus de suie, 2× plus de risque
Questions fréquentes sur ce sujet
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Le bois de récupération est-il utilisable ?
Uniquement du bois non traité, non peint, non verni. Les palettes traitées, les bois de démolition et les panneaux de particules dégagent des substances toxiques et encrassent fortement le conduit.